Savoir se reposer : 7 nuances de répit réussi

Savoir se reposer, 7 nuances de répit réussi

Par Julien HYARDET

Ah les vacances, le moment béni de se détendre ! Vous êtes prêt(e) pour la sacro-sainte récupération d’une année de travail ou de bénévolat et de services rendus bien remplie et projetez un repos mérité. Envisagez-vous cette année de vous relaxer en faisant du sport ? Vous y pensez et pourtant…

Alangui(e) sur un transat, les pieds palmés à la piscine ou sur le canapé, adepte de la sieste avec assiduité, les journées passent mais  votre état de fatigue persiste. Savoir se reposer, c’est simple, non ?

Pas si vite. Avez-vous déjà observé votre fatigue ? Identifiez-vous bien tous les types d’épuisement ? De quel repos avez-vous besoin ? 

Parce que bien se reposer ne se limite pas à dormir, faire la sieste ou ne rien faire.

Sommaire

Quels sont les signes d'un bon repos ?

À quoi se reconnait un bon repos ?

La pleine forme bien reposée se reconnait de différentes façons :

  • sensation de calme,
  • boost d’énergie, de mémoire et de bonne humeur,
  • esprit inspiré de nouvelles idées,
  • regain de motivation,
  • capacité à faire face aux difficultés et à la complexité.

Les conséquences du manque de repos

Elles sont inévitables sur la santé.

Le système nerveux sympathique qui prépare le corps à une activité intense ou à réagir à la pression se met en branle. Le stress, l’anxiété, la capacité d’attention et de concentration jouent aux montagnes russes. Le sommeil est perturbé, la cage thoracique oppressée, l’estomac contracté, le mal de tête réactivé.

COMMENT SAVOIR SE REPOSER

La plupart des gens associent la fatigue à un manque de sommeil.

L’Inserm, Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, précise, en effet, que c’est la forme la plus aboutie de repos.

Mais pour la Dr Saundra Dalton-Smith, spécialiste de médecine interne, le repos n’est pas seulement synonyme de sommeil

Savoir se reposer ne signifie pas arrêter ses activités mais restaurer l’état optimal du corps. Dormir est donc une forme de repos, mais pas la seule. Ce malentendu, qui focalise sur le sommeil, entretient l’épuisement car d’autres causes de fatigue ne sont pas réglées.

Tous les repos ne se valent pas : leur efficacité dépend du mode de vie, des circonstances et du type de fatigue ressentie.

Par ailleurs, le repos a 2 modes opératoires complémentaires :

  • une modalité passive, assez évidente : éloigner  ce qui pompe l’énergie,
  • une modalité active, moins intuitive : restaurer la vitalité perdue.

Quelles sont les 7 catégories de repos ?

Les 7 formes de repos sont importantes, nécessaires et très universelles mais le repos le plus efficace est spécifique à chacun.

Bon à savoir pour aborder des congés en famille ou entre amis. Cependant, les besoins décryptés par les recherches du Dr Dalton-Smith sur un grand nombre de patients ne dépendent pas des conditions de vie individuelles.

Le repos physique

Le plus évident, le plus simple, se manifeste par une sensation d’épuisement corporel.

Il provient du manque de sommeil mais aussi d’un effort important ou d’une activité physique intense et répétitive. 

L’énergie manque, les douleurs corporelles s’installent ainsi qu’une asthénie.

Le repos physique peut-être passif (sommeil, sieste, cessation d’activité totale) ou actif (reposer son corps en étant éveillé avec, par exemple, une séance d’étirements, de yoga, un massage, un bain).

Mais on peut aussi se reposer activement avec une douce stimulation intellectuelle comme lire ou regarder un documentaire.

Le repos mental

Il répond à un état de brouillard mental, à des difficultés de concentration, à l’épuisement des pensées.

Cette fatigue fait souvent suite à des périodes de mobilisation intellectuelle prolongées, de recherche de solutions à des problèmes ou d’attention portée à trop de choses en même temps.

La méditation aide à calmer le flot des pensées et on peut se débarrasser de ruminations en les écrivant.

Plus activement, faire la vaisselle, ranger, se promener aide à s’aérer l’esprit et à revigorer les neurones.

Le repos émotionnel

Il devient indispensable lorsqu’on réagit au quart de tour ou qu’on est complètement verrouillé et amorphe.

La lassitude, la peur, l’inquiétude, la colère, la tristesse, l’angoisse pompent toute notre énergie.

La fatigue émotionnelle provient de stress permanent, de tensions familiales, professionnelles, de relations amicales ou de voisinage énergivores.

Pour évacuer la fatigue émotionnelle, extériorisez-la auprès d’une personne de confiance. Vous pouvez également changer d’air dans un endroit calme et relaxant qui fera naturellement baisser le niveau de tension.

L’activité physique est très bénéfique pour apaiser les agitations intérieures.

Le repos sensoriel

Cet épuisement est causé par un trop plein de sensations qui submergent les sens.

L’esprit est interpellé par un flux continuel d’images, de sons, de lumières, de conversations. Il conduit à la nervosité,  à être à fleur de peau.

Débranchez tous les stimuli, faites une détox des écrans et des technologies. Adapter autant que possible votre environnement. Rester au calme.

Évadez-vous dans la nature, le silence ou dans un bon livre pour restaurer vos sens

Le repos créatif

Le repos créatif

Les personnes engagées dans une activité nécessitant de la créativité peuvent aller au delà de leurs forces pour trouver de l’inspiration.

La contrainte de créer, d’innover, de prendre des initiatives conduit parfois à la page blanche, à la démotivation, au blocage anxieux.

Cette fatigue survient fréquemment dans la vie professionnelle et chez les artistes.

Il devient impérieux de se ressourcer mais sans se réfugier sous sa couette.

Stimulez autrement votre intellect en vous divertissant mais ne mettez-pas votre cerveau sur pause : vous pouvez vous lancer dans un nouveau passe-temps récréatif, écouter ou apprendre la musique, visiter un musée, une exposition, faire une ballade. Cela vous aidera à retrouver de l’inspiration et à restaurer vos facultés de création.

Le repos social

L’asthénie sociale est souvent liée aux fatigues sensorielle et émotionnelle.

Elle dépend aussi de la personnalité : les introvertis sont plus sensibles car ils sont moins dépendants de l’énergie des autres pour se sentir bien, celle-ci pouvant même  les submerger.

Les relations humaines, si importantes pour vivre, peuvent aussi entrainer de l’anxiété, de la lassitude, être étouffantes. On peut se retrouver vidé, asphyxié et en décalage avec les autres.

Pour récupérer, des moments de solitude sont bienvenus, en fixant des limites aux interactions.

Cependant, il n’est pas conseillé de s’exposer à l’isolement : voir des amis de confiance, qui savent comment nous fonctionnons et qui ne forceront pas le dialogue. Même les ermites sortent de temps voir le monde.

Maintenir une forme de sociabilité est important auprès de personnes qui vous renforcent et vous stimulent avec justesse. Que diriez-vous, par exemple, de cuisiner un repas sain créatif pour vos proches ?

Le repos spirituel

Il concerne le dernier niveau de la pyramide des besoins de Maslow, l’accomplissement et la quête de sens, bien malmenés à notre époque.

On peut se sentir affaibli, éreinté d’angoisse existentielle, perdu dans le chaos du monde actuel, manquer de croyances, d’aspirations, d’idéal, et ne pas parvenir à se raccrocher à quelque chose de plus grand. Ce sujet est éminemment personnel.

Les personnes religieuses trouvent du repos spirituel dans la religion, en faisant, par exemple, une retraite.

Il est aussi possible de se consacrer à un but qui fonde et motive l’existence, un engagement de toute nature, utile et porteur de sens pour soi, une mission de vie.

Comment mieux profiter de son repos ?

Ces 7 domaines de fatigue sont mobilisés tout au long de la journée. Les différentes formes de repos ne sont pas exclusives les unes des autres et peuvent fonctionner ensemble.

Chacun a besoin et priorise certains types plus souvent que d’autres. La forme et la quantité de repos nécessaires dépendent de l’énergie correspondante dépensée au quotidien. Un peu d’auto-réflexion aide à décrypter ses besoins en cherchant où on passe son énergie et à quoi on est particulièrement exposé. Le domaine dans lequel beaucoup d’énergie est dépensée est le plus susceptible de produire de la fatigue.

Le repos ne doit plus être seulement associé aux congés. Il est conseillé de prévoir des moments de repos dans son quotidien pour éviter les dégâts produits par des fatigues accumulées. La Dr Dalton-Smith en est convaincue : de la même façon que nous ne devons pas associer sommeil et repos, il nous faut changer notre processus de pensée comme « J’ai besoin de vacances ou de congés trois fois dans l’année, et je vais bien récupérer à ces moments-là ». Parce que c’est un repos provisoire et qu’être épuisé tout le reste du temps ne permet pas une vie dynamique et épanouie.

Vous reposez-vous sur commande ou sous la contrainte ?  Êtes-vous réceptif.ve à vos fatigues et respectueux.se de vos besoins de repos ? Faites-vous des pauses passives et actives réparties tout au long de la journée et de la semaine ?

Et si vous mettiez quelques nuances dans votre façon de prendre du répit ?

Julien Hyardet

Par Julien HYARDET
Coach Santé, Sport et Bien-être

Ancien rugbyman professionnel, je suis aujourd’hui au service de votre santé et de votre bien-être.
Et j’ai constaté une chose : ce n’est pas l’âge qui compte, mais bel et bien la forme physique et mentale !

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